Miyamoto Musashi
La voix des Maîtres

La voie du karatéUne bonne théorie pour gagner du temps; tel pourrait être le credo de cet ouvrage qui va droit au but, sans esquiver les difficultés par de sinueuses circonvolutions dilatoires.
Si le Budô se réclame d'une vertu qui le distingue, les objectifs qu'il s'assigne doivent alors se vérifier dans les faits, et non se diluer dans des considérations "philosophiques" ou "spirituelles" vaporeuses.
Cet objectif, à la différence du sport, c'est une efficacité en combat qui perdure tout le long de la vie..
La discipline nécessaire à la quête de cet idéal suppose la mobilisation de ressources qu'il n'est possible de solliciter que dans le cadre d'une pratique «pluridimensionnelle» du karaté, envisagé en tant que Budô.
Pour résumer à grands traits la thèse de Kenji Tokitsu, la pluridimensionnalité du karaté se nourrit du travail de trois compétences interdépendantes:
_  Une dimension corporelle tout d'abord, avec l'acquisition préalable d'un bagage technique et d'une condition physique aptes à servir l'intention du pratiquant.
_      Un savoir-faire, caractérisé par la maîtrise en combat codifié des notions de distance et de rythme.
_      Un savoir-être qui pourrait se décrire élégamment comme une "Disponibilité immanente", une expansion de conscience, ouvrant sur une appréhension de la réalité bien plus profonde que celle "fournie" par l'entremise de nos sens, ou circoncrite par nos registres de langage. Les exigences du combat amènent donc à s'évader de ces périmètres restrictifs pour commencer à Comprendre, et consacrer son temps à exister vraiment.

La mobilisation du Ki dans le combat
Mobiliser le Ki dans le combat suppose de parvenir à se "désimperméabiliser" suffisament pour percevoir les émanations d'énergie qui vont précéder les attaques du partenaire.
cette évolution se signale par une
garde qui semble moins "crispée" si on la compare à celle utilisée dans un karaté plus courant (vidéo du bas).

La voie du karaté. Pour une théorie des arts martiaux Japonais.